Les raisins qui entrent dans le processus de vinification peuvent être de 3 types : blancs, noirs à jus blanc ou noirs à jus rouge. On peut donc obtenir du vin blanc à partir de raisin noir, pourvu que l’on n’ait pas laissé macérer les peaux, qui contiennent les pigments colorés.
La vinification en rouge
Les raisins vendangés vont subir une série de transformations qui peut durer de quelques mois à quatre à cinq années :
Arrivés à ce stade, plusieurs interventions sont possibles : le
levurage, le sucrage ou chaptalisation, le sulfitage ou le mutage.
La
fermentation alcoolique intervient alors durant quelques jours. Le
sucre se transforme en alcool + CO2, sous température contrôlée.
La transformation accomplie, on peut alors soutirer la partie liquide d’avec le marc.
Le
premier jus s’apelle le « vin de goutte ». C’est le meilleur, celui qui
fera les grands vins. Le « vin de presse », lui, résulte du pressurage
sur marc. Il est tannique, rugueux, dense et assemblé ou non selon la
qualité souhaitée et les millésimes.
Pour obtenir des vins stables et de bonne garde, on opère toute une série d’interventions.
-
la fermentation malo-lactique, en cuve ou en barrique, apporte au vin
des conservateurs naturels qui lui confère de la souplesse et diminue
son acidité.
- l’élevage du vin, en cuve ou en bois, précède la mise
en bouteille et s’accompagne d’une période de « repos » relatif avec
diverses manipulations : soutirage, collage, filtration et
stabilisation pour clarifier le vin et éliminer tartre et dépôts
divers.
- l’assemblage est une étape capitale.
Il s’agit d’assembler des vins issus de cépages différents, de jeunes et vieilles vignes ; de récoltes différentes, etc…
-
la mise en bouteille suit aussitôt pour les vins à boire jeunes. Les
vins de garde, eux, sont conservés en cuve, élevés en tonneau, en
barrique ou en pièce (Bourgogne), jusqu’à maturité satisfaisante.

La vinification en blanc
Eviter toute coloration du jus est le premier principe de la
vinification en blanc. La vendange de raisin blanc ou rouge à jus
blanc, subit donc un pressurage rapide, qui isole le moût avant
fermentation.
Celui-ci est mis à cuver, de deux jours à une semaine.
Puis, la fermentation alcoolique peut durer de cinq à quinze jours,
période pendant laquelle tout risque brusque de température est banni.
Les
vins blancs sont obtenus en laissant la fermentation parvenir à son
terme : les sucres du raisin sont transformés en alcool.
Le vin
subit ensuite les opérations classiques : filtrage, collage,
clarification, stabilisation avec ou sans élevage selon la gamme.
La mise en bouteille intervient à la fin de l’hiver pour les vins
qui doivent faire « leurs Pâques en bouteille » tels que les vins
aromatiques issus des cépages sauvignon, chenin, roussanne. Ou plus
tardivement, pour les chardonnay, sémillon, pinot gris, gewurztraminer…
Les
vins blancs doux naturels sont obtenus par arrêt de la fermentation
alcoolique (mutage ou sulfitage) qui laisse une certaine quantité de
sucre naturel dans le vin.
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